Â
Fini la mer Egée, au revoir la mer Méditerranée ! Nous avions pris goût au sable chaud, aux rayons du soleil, au doux bruit des vagues qui a accompagné certaines de nos nuits. Nous remontons vers l’intérieur du pays.
Comme cela est bon de revoir une Turquie plus authentique, paysanne, telle qu’elle est partagée par beaucoup d’âmes dans l’ensemble du pays. Nous sommes bien conscient que nous allons retrouver une Turquie plus touristique d’ici peu lorsque nous atteindrons la région de la Cappadoce.
La richesse d’une telle aventure est de découvrir presque chaque jour de nouveaux paysages. Des paysages inconnus jusqu’alors. Certains resteront gravés dans notre mémoire profondément et d’autres réveillerons nos neurones lorsque nous visionnerons nos photos dans le futur. Imaginez que durant bien plus d’un an, chaque route, chaque carrefour, chaque magasin, chaque personne rencontrée s’inscrivent pour la première fois dans votre mémoire. Non, ce n’est pas que vous soyez amnésique, mais simplement l’effet magique d’une telle aventure qui vous fait mettre de côté temporairement la routine du quotidien que chaque individu est bien contraint de vivre. L’effet magique qui bouscule nos repères quand à la sécurité, la propreté, les standards d’esthétisme, la religion et bien d’autres choses encore.
Cette ivresse de découvertes amène à se poser des questions telles que : « Et si j’étais né ici, quel aurait été le parcours de ma vie ? » ou « Pourrais-je vivre ici après avoir connu une vie telle que je l'ai vécue chez moi ? ».
Nos enfants ne se posent pas les mêmes questions que nous. A leurs yeux c’est un peu différent certes, mais ce qui les interpellent c’est : « la maman canard elle a 5 bébés » ou « oh, il est tout rouillé le tracteur » !
Â

Â
Mais revenons à nos moutons (ça plairait aux enfants…). Nous longeons et dormons au bord des lacs de Kovada et Beysehir avant de rouler en direction de Konya puis traversant un long plateau désertique d’environ 150km, nous rejoignons Aksaray.
Â

Â
Toute cette région se trouve sur un plateau situé à plus de mille mètres d’altitude. Nous profitons de nous arrêter dans un petit village pour remettre l’ensemble de nos habits d’hiver à une famille avec des enfants. Nous sommes chaleureusement remerciés et recevons du pain frais et encore brûlant en échange.
Â
Â
Peu après Aksaray, nous trouvons une piste qui se perd aux abords d’un petit lac que nous avons repéré par son barrage. Nous nous arrêtons dans ce décor magnifique pour la nuit. Le soir un berger vient nous trouver avec trois de ces quatre enfants.
Ils habitent une ferme rudimentaire à quelques centaines de mètres derrière une colline. Le lendemain matin, la classe est interrompue. Notre berger, Halil, vient nous proposer de nous faire visiter sa ferme et des caves dans la roche que nous avions pu observer la veille. Nous passerons près de trois heures en sa compagnie à visiter l’ensemble de son domaine. Des maisons troglodytes autrefois habitées. Des « greniers troglodytes » dans lesquels il stocke ces récoltes.
Puis nous sommes invités à partager le thé, chez lui, avec son épouse Zeynep. C’est en fait un véritable repas auquel nous sommes conviés. C’est dans l’unique pièce de la ferme que nous partageons le repas. Seule une table basse, un tapis et des coussins meublent la maison. Cette simplicité fait réfléchir…
Â

Â
Merci Halil et Zeynep pour ce délicieux moment passé en votre compagnie !
Â
Â
Nous sillonnons les petites routes de la Cappadoce. Nous trouvons facilement, comme toujours en Turquie, des endroits pour passer nos nuits en pleine nature. Longue promenade dans les magnifiques gorges d’Ihlara au départ de Yaprakhisar.
Â

Â
Â
Un feu et des saucisses grillées le soir pour se récompenser des efforts accomplis.
Â

Â
Â
Guzelyurt, Kaymakli ou nous partageons le thé avec un ancien résident Suisse de retour au pays, tout ému de voir débarqué des plaques d’immatriculation vaudoise devant son commerce.
Â
Â
Nous prenons notre temps dans la région de Göreme. En traversant la petite ville, nous rencontrons Alexandra et Wouter qui rentrent tranquillement d'un tour d'Asie quasi identique à celui que nous avons prévu ! Une heure d'échanges dans la rue. Ils nous donnent effectivement plein de tuyaux concernant les visas d'Asie du sud-est et du retour. Merci à eux et leur passager du moment René (www.asfintesco.wordpress.com)
Â
Mis en garde par nos amis voyageurs Eric et Elise rencontrés précédemment, nous évitons de dormir sur une place utilisée au petit matin pour les départs de tour en ballons. Nous sommes épargnés de nous déplacer, mais aux environs de 6 heures du matin, le bruit des ventilateurs utilisés pour gonfler les ballons nous réveillent. Nous ne sommes vraiment pas très loin… ! Tous les recoins plus ou moins plats sont utilisés pour le décollage des ballons.
Â

Â
Â
Marches, petits restos, location de quads pour visiter différentes vallées et trouver un prochain coin de bivouac de rêve.

Â
Â
Même si cette région est effectivement touristique, nous l’apprécions et y passons du bon temps.
Â
Â
Dans la petite ville d’Avanos, réputée pour ces poteries, Evan et Gaelle s’essayent au tour grâce à la gentillesse d’Hasan.
Â

Â

Â
Nous étions méfiants lorsque ce potier nous a proposé de le rejoindre dans son atelier pour une démonstration. Heureux de pouvoir pratiquer son français, nous avons passé un long moment en sa compagnie. Il nous a également parlé d’une famille qui c’était arrêtée quelques jours auparavant, « les Gomez », des voyageurs au long cours avec lesquels nous étions justement en contact par email les jours précédents. (Voyager avec les Gomez : http://www.voyager-avec-les-gomez.com/).
Â

Â
Â
Après une dernière nuit passée en pleine nature, nous reprenons finalement la route en direction de l'Est de la Turquie. Trois jours de route avec un peu plus de 300km par jour au programme pour traverser des cols à plus de 2200 mètres d’altitude et de grandes villes pas beaucoup plus basses.
Â
Â

Â
Â
Le réseau routier est en complète réfection et certains tronçons sont de véritables pistes. Un excès de vitesse, réalité ou invention ? On ne le saura jamais vraiment... on est finalement passé à la caisse !
Â
Â
D’une manière générale l’accueil des turcs est absolument fantastique. Avez-vous déjà été invité à prendre le thé avec le gérant d’un supermarché après avoir fait vos courses ?
On ressent une curiosité positive et sincère de la plupart de turcs rencontrés. Près à nous renseigner, nous aider ou partager. Nous avons aussi eu quelques déceptions. Il faut être vigilant sur le retour de la monnaie… il manque souvent un peu d’argent. Bien préciser les prix qui ne sont pas toujours affichés… pour éviter quelques surprises !
Â

Â
Â
Mise à part cela, nous avons ADORE ce pays. Après sept semaines de voyage, on se dit qu’il y a encore tant à voir… que l’on espère bien y revenir un jour !!
Â
Â
-
|2010-05-27 12:08:38 Papy et MamyMerci pour ces belles photos et de nous faire partager tous ces plaisirs des yeux.
Gros bisous à tous et que l'aventure continue aussi plaisante et belle.
-
|2010-05-30 10:28:56 Barjaud Agnes (la bique )C'est un vrai bonheur que de vous lire ,et de voir que vous êtes parfaitement heureux dans votre aventure . Continuez à nous faire partager tous ces moments exceptionnels .
Bises
La bique PB et les enfants
-
|2010-06-01 10:12:02 jean christophe - sympa les photosBravo pour ces beaux articles trés bien illustrés.
Bisous à tous.
Cousin J.C.






Que de belles photos, de beaux paysages. Vous êtes rayonnants et vous semblez faire de magnifiques rencontres.
Merci pour ce partage.
A bientôt
Ze Berthault's