Nous retrouvons le niveau d’altitude zéro en arrivant au bord de la mer Caspienne.
Les jours s’enchaînent et les contacts se multiplient. Systématiquement, lorsque nous sommes arrêtés à un endroit, des iraniens nous abordent ...souvent avec très peu de mots d’anglais à leur vocabulaire.

Différents jeunes, rencontrés à de multiples reprises s’inquiètent de l’image qu’ont les occidentaux à leur égard. Il y a toujours la même stupéfaction de découvrir que nous ne parlons pas le persan et que cette langue est très rarement usitée chez nous.
Ils rêvent d’évasion, et quand on essaye de comprendre ce qu’ils aiment le moins ici, subitement ils changent de sujet, ils ne comprennent plus nos questions.
Un soir une dame iranienne nous propose l’hospitalité, dans sa maison, avec sa famille, alors que nous sommes installés à quelques centaines de mètres pour passer la nuit. Nous aurions peut-être dû accepter car nous sommes à nouveau soumis à un contrôle d’identité ce soir là alors que nous venons de nous coucher.
La partie nord de l’Iran que nous parcourons, n’est pas la plus fréquentée et ne présente pas un intérêt particulier pour le tourisme, peu de monuments magnifiques et sites historiques. Les abords ouest de la mer caspienne ne sont pas spécialement aménagés et les villages de la côte sont installés le long des axes routiers à quelques kilomètres de la mer.



Il y a pourtant des plages de sable dignes de stations balnéaires mais celles-ci regorgent d’amas de détritus et sont peu prédisposées à accueillir les baigneurs.

Les commerces se multiplient inlassablement, garage, atelier de serrurerie, accessoires autos, garage, soudeur, épicerie, garage, boulangerie, garage, atelier de serrurerie.




Vous l’aurez compris, nous sommes dans un monde d’hommes ! Les femmes s’occupent de la maison ou travaillent aux champs ou dans les nombreuses rizières qui occupent les terres de cette côte caspienne.

Dans les restaurants que nous fréquenterons, seul des hommes s’y trouvent. Pour Nathalie, l’Iran est une expérience particulière… La cellule sera parfois son refuge pour délaisser le voile et respirer un peu d’occident dans nos 4 mètres carrés.
En ligne droite avec Téhéran (2-3h de route quand même), les abords de la mer caspienne sont plus soignés, des villes comme Chalus, Now Shahr , Babol Sar sont les lieux de prédilections des gens de la classe supérieure qui viennent y passer le week-end.
Comme toujours, nous faisons de multiples rencontres à un point où parfois nous passons un peu de temps dans la cellule pour avoir un peu d’intimité. Souvent pas toujours suffisant car les iraniens n’hésitent pas à venir frapper à la porte pour échanger quelques mots ou simplement voir notre tête.
A Babol Sar, le patron d’un motel, Ali, nous autorise à dormir dans l’enceinte de son établissement. Cet homme charmant est aux petits soins pour nous. Pas un mot d’anglais, mais après 48 heures nous faisons « douss » (ami-ami), baignade en mer « entre hommes » et il nous offre la salle de bains de l’une de ces chambres pour faire notre douche. En échange, il n’accepte pas un Rial alors nous n’hésitons pas à faire le plein de provisions dans son commerce pour le remercier.

Cet endroit a également donné lieu à une rencontre fort sympathique avec un groupe de jeunes, étudiants à Babol Sar, mais provenant de différents endroits du pays. L’occident les intriguent tout comme ce que nous pensons de leur pays.
Trois d’entres-eux sont en section « tourisme », une branche disponible à l’université depuis seulement quatre ans. Merci à eux pour les échanges intéressants et le magnifique cadeau souvenir remis à notre départ.
Nous continuons notre route et entrons dans la partie Nord-est du pays.

Une petite incursion dans la steppe Turkmène avec des pistes poussiéreuses et des champs à perte de vue.

La température devient plus élevée, les gens différents, on découvre une partie plus pauvre du pays sans aucun doute. On s’approche de la frontière du Turkménistan avec une pause de trois jours dans un parc familial près de Bojnurd.

Les Iraniens sont les rois du pique-nique. Nous avons souvent découvert des parcs aménagés dans lesquels ils viennent nombreux passer la soirée ou la nuit. Ils ont tous le même modèle de tente igloo qu’ils installent pour faire la sieste ou passer la nuit.

De magnifiques tapis sont déposés au sol et toute la famille mange dessus. Le réchaud à gaz pour le thé, des fruits, des légumes et les traditionnelles brochettes de viande, rien ne manque. L’intimité n’est pas dans leurs mœurs. Chaque famille se trouve à quelques mètres les unes des autres avec comme délimitation, les voitures, toutes portes ouvertes dont l’autoradio crache à la limite de la distorsion des musiques orientales. Le bon côté est qu’un moment donné tout cela s’arrête… mais il faut toutefois attendre environ deux heures du matin et cela quelque soit le jour de la semaine !

Au poste frontière perché à environ 1800 mètres d’altitude, nous quittons l’Iran et entrons dans notre prochaine destination le Turkménistan.
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|2010-06-14 20:00:16 Véro, Mathilde & Cie
Profitez bien de la chaleur ! Ici c'est à nouveau une semaine de pluie .... les fleurs sont superbes cette année : elles apprécient,elles! Mathilde a une magnifique nouvelle chambre installée dans une moitié du salon.
Je lis tous les jours des guides de la Thaïlande en attendant de vous y retrouver bientôt !!! Hi hi hi ! Bisous et énormes bisous.
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|2010-06-15 12:00:59 Philippe, Mathilde & Cie ;-)Ici s'est terminé la semaine du Festival Pully-Lavaux, à l'heure du Québec, rdv de chanteurs(euses) de la Belle Province qui nous ont décrit des paysages à -30°C et des hivers interminables, et depuis lundi, dès que l'on mets le nez dehors, nous avons l'impression de vivre un Bel Automne...
Ils ont trop généreux ces québéquois.
Olivier et Mathilde se sont régalés de wapiti, enroulé sur un grand bâton, et de Grandes Poutine (Frites, fromage de là-bas et sauce BBQ, spécial mais bon).
On sent quand même que l'été approche en regardant les cerisers du jardin, chargés de cerises bientôt mûres.
Une petite chose: si mes souvenirs sont bons, la mer Caspienne, une mer intérieure, totalement fermée, n'est pas à zéro mètre, mais à
-30m env. Vous pouvez donc vous vanter d'avoir "plongé" tous ensembles, véhicule compris, et remonter sans palier de décompressions!
De gros bisouXXL à tous
Philippe
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|2010-06-20 08:58:42 Papy et Mamyon voit que les gents sont donneraient leur chemise même qu'ils sont pauvres. Le retoure pour Odile approche. nous espérons que vous avez pas trop d'ennuis avec le Kirghizstan en guerre.
Nous vous souhaitons une bonne route vers le Kazakstan. Gros bisous à tous
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|2010-06-21 10:11:24 Ysa - Holales mots nous manquent devant tant d'aventures, magnifiques couleurs et les yeux des enfants qui en disent tant - c'est magnigique. Merci pour le partage pendant qq heures après avoir lu les récits j'ai l'impression d'être de la partie.
Bonne continuation et nous attendons avec impatience la suite du feuilleton globetrotteur.
Bizouxx depuis Prangins FAME






C'est un bonheur de suivre votre périple.
Vous avez l'air de vous éclater.
On a bu un petit godet à votre santé en Sologne avec les copines Tortues.
Bises à vous 4
Mick