Vignette anti-pollution obligatoire pour entrer au Monténégro et la question classique du douanier :
- vous allez où ?
- euh… en Turquie, euh… puis jusqu’en Mongolie et puis…
- ah bon ! (gros sourire)
Et après les tampons usuels dans les passeports, nous voilà dans ce pays que nous allons également traverser relativement rapidement.
Pour le plaisir de tous et pour un petit moment de pause, nous embarquons le véhicule sur un ferry pour la traversée d’un bras de mer, ce qui nous épargne quelques kilomètres supplémentaires.

Nous roulons ensuite en direction de Podgorica, la capitale, en empruntant une route secondaire repérée sur la carte, qui nous permet de découvrir l’arrière pays. Depuis notre entrée dans ce pays, nous avons constaté un changement radical avec la Croatie plus moderne et européenne. On sent une ambiance naissante des pays de l’est, avec parfois des panneaux en cyrilliques. Des voitures, des habitations, l’état général des routes, des villages qui nous plongent dans une atmosphère différentes. La météo est variable, avec une prédominance pour le gris, ce qui ne fait que renforcer cette ambiance générale.
La petite route repérée sur la carte semble déserte… bizarre ? Entre sept et dix pour cent de dénivelé, on ne roule pas bien vite. On enchaine virage après virage et on prie pour ne pas croiser un véhicule, car les bords de la route ne semblent pas très solides et la route est étroite. Si les ravins sont impressionnants, le côté positif est que nous bénéficions d’une vue magnifique. Coup d’œil sur notre altimètre, nous sommes passés du niveau de la mer à près de mille mètres d’altitude. Toujours aucune voiture, ça monte, ça tourne, à un moment des éboulements de pierres recouvrent la route et la pluie qui s’écrase sur le pare-brise commence à ressembler étrangement à ce que l’on appelle chez nous des flocons de neige. Non ! « pas possible », c’est pas le NORD ici
!!!
On arrive sur un plateau, on traverse quelques hameaux, des gens vivent ici, tout semble modeste et rudimentaire. La neige recouvre le sol, la glace formée sur les parois rocheuses indique que le froid s’est installé depuis un certain temps. On pensait avoir fini de monter, eh bien non ! La route en direction de Cetinje continue dans un enchainement de lacets qui permet de franchir un col supplémentaire. Et après ? La route est blanche maintenant, des ravins impressionnants. Enclenchement des quatre roues motrices, est-ce bien prudent de continuer ? Faire demi-tour après plus d’une heure de route, alors que dans cette direction la route va peut-être redescendre après ce prochain col. Notre carte n’est pas assez détaillée et notre GPS ne connait pas cette route...
Allez ! fin du suspens : on ne joue pas les « fangio » et c’est en douceur que l’on redescend le versant opposé pour finalement rejoindre la ville de Cetinje. Malgré une altitude moins élevée, le froid est bien là et des résidus de neige sont largement visibles dans toute la ville. Ambiance de l’ancien régime communiste, on se croirait en Sibérie ! On décide finalement de rouler encore jusqu’à la capitale, Podgorica, pour y passer la nuit dans un petit village à proximité. C’est près d’un petit terrain de foot que nous établissons notre camp et les enfants peuvent ainsi s’ébattre avec un nouveau compagnon à quatre pattes, un petit chien qu’ils surnommeront « Caramel ».

Le lendemain matin, discussion ou plutôt tentative de communication avec un fort sympathique paysan qui s’inquiète pour nous d’avoir dormi dans notre carapace par une nuit si fraiche. La barrière des langues empêchera malheureusement d’approfondir le dialogue, avec zéro mot en commun, difficile d’échanger autre que chose que des sourires, mais c’est déjà beaucoup. Traversée de Podgorica et direction l’Albanie. Nous longeons un plan d’eau, le paysage est très beau. La route principale qui mène à la douane est étroite et pleine de nids de poule. Le solide douanier, qui a failli réduire en un fracas de plastique l’escabeau qui permet d’accéder à la cellule, renonce finalement à l’inspection dans un grognement. Formalités habituelles.
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|2010-03-18 12:51:34 Loïc et Tristan de Le Vaud - Salut Evan !Nous avons lu tes premières aventures et vu que tu travaillais sérieusement sur les photos.
As-tu goûté les pâtes au cacao de Venise ? Nous ça nous fait super envie !!
Nous te souhaitons une bonnes routes pleines de jolies rencontres et espérons que les ravins et la neige c'est terminé !
On se réjouit de lire la suite et de te revoir (mais ça ... il faudra encore patienter !!)
Tristan et Loïc
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|2010-03-18 18:48:09 AnonymeBientôt 1 mois de voyage! L'aventure était au RDV avec la neige et vous commencez a être dépaysés. Je pense que c'est ce que vous recherchez, alors bon vent et au plaisir de vous suivre sur le net.
Bises à vous 4.
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|2010-03-19 13:19:55 Papy MamyAvec la neige tu as l'abitude à part les ravins impressionnants pas commes chez. Le beau temps est revenu et sa va mieux la température monte gentiment. Nous vous souhaitons une bonne continuation et beaucoup de rencontres agréables.
Bisous à tous.
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|2010-03-19 19:48:11 SebinouCOUCOU les couz!!!! Comment vous allez bien?!?!?! MOUAHAHA voilà déjà un bon moment que vous êtes partis faire cette aventure de foOOUoooOOOuUuUUUUUuUUUUuXxXxxXXx. Vous me manquez!!! Petites news du danseur! Arrivé 1er à un concours dans notre chère capitale suisse
hé hé hé. Suis trop fort, non je rigole! Tout va bien sinon dans la vie de tous les jours dans notre pays qui se réchauffe (enfin).
À dans très (trop) longtemps ÉNORMES BISOUXXXXXXXXXX je vous looOoOooOOoOOveeeuuuuuuuuuuu






Caminante no hay camino,
se hace camino al andar....
disait Antonio Machado - grand poète espagnol
il n y a pas de chemin le chemin se fait en marchant
bonne route et enrichez vous du monde que vous traverssez Olé